
Préparer le chemin du Seigneur
« Sommes-nous en train de participer à la construction du Royaume de Dieu ? »
Il est proposé de lire l’Évangile de Matthieu 3, 1-12 avant de lire la réflexion suivante.
La semaine dernière, nous disions que la période de l’Avent est un temps de cheminement spirituel progressif. Nous étions invités à préparer nos cœurs à la venue du Christ. Cette semaine, un pas de plus nous est demandé celui de: « Préparer le chemin du Seigneur et d'aplanir sa route. » Qu’est-ce que cela veut dire ?
Amusons-nous un peu et faisons un retour en arrière. Reculons aux temps des premiers colons venus coloniser le Québec. Quand ceux-ci ont mis pieds à terre, ils ont constaté rapidement une forêt à perte de vue. La terre était vierge. Les arbres, lacs, rivières et ruisseaux complétaient l'image du Québec avant sa colonisation.
Depuis, les hommes et les femmes de ce pays ont travaillé fort, très fort. Ils ont défriché une partie de la terre pour la cultiver. Ils ont construit des villages, des villes. Ils ont mis en place des organisations, des institutions, des structures afin de construire notre monde d’aujourd’hui.
Ceci va pour notre environnement physique, social mais qu’en est-il de notre environnement spirituel ? Un grand nombre de missionnaires sont venus d'outre-mer évangéliser les indiens et les colons. Ils ont préparé le chemin du Seigneur et aplani la route dans le but de répandre la Bonne Nouvelle.
À leur contact, les parents ont voulu donner le meilleur à leurs enfants. Ils ont accepté de les faire baptiser. Il en a été de même pour la majorité d’entre nous. Nos parents ont pris la décision de nous faire baptiser pour notre plus grand bien spirituel malgré que nous n'ayons pas donné notre consentement. Ils ont cru que la grâce du baptême agissait en notre être. Ils avaient tout à fait raison. Plus tard, plus conscients de notre engagement, nous avons voulu recevoir le sacrement de la confirmation pour poursuivre notre chemin à la suite du Christ.
Aujourd'hui, nous pourrions nous poser les questions suivantes: Comment vivons-nous notre baptême ? Comment le choix de marcher à la suite du Christ se reflète-t-il dans nos vies? Quels en sont les fruits? Sommes-nous en train de défricher le chemin qui nous mène à la rencontre du Seigneur ? Sommes-nous en train de participer à la construction du Royaume de Dieu ?
Nous savons que Noël, c’est la fête de la naissance, c’est un commencement. Nous arrivons en terre nouvelle. Pour avancer sur notre route spirituelle, il nous faut défricher, enlever ce qui fait obstacle à la rencontre du Seigneur. Pour ce faire, nous sommes appelés à nous convertir. Qui dit conversion suppose le début d'une longue aventure, d'un long processus, d'une longue démarche qui fait appel à la persévérance et à la patience. Cela requiert de notre côté une disponibilité et une ouverture constante à l'action de Dieu dans notre vie.
Sur nos routes actuelles, nous n'avons qu'à constater qu'il y a des mises en chantier, des projets interminables en construction. Il en est de même dans notre vie de baptisé. Nous sommes toujours appelés à construire une relation de plus en plus intime avec le Christ. C’est ce chemin que nous sommes invités à défricher et à aplanir puisqu'il nous conduira vers la sainteté.
Le travail sera long. Il nous faudra de l’effort, de la patience, de la constance et de la persévérance ! Mais n’oublions pas : Rome ne s’est pas construite en une seule nuit. Nous avons toute notre vie pour y travailler.
Bon bras, bon courage, bon effort et bonne route.
L'Équipe du Centre PRI
Pour aller plus loin…
Qu’ai-je fait de mon baptême ?
- Comment est-ce que je vis ma vie de baptisé ?
- Quels fruits se dégagent de mon engagement chrétien ?
- Dieu peut-il, encore aujourd'hui, appeler des personnes à préparer le chemin qui mène à lui?
- Quels sont les signes que Dieu m'appelle?
- Quels moyens je me donne pour répondre à son appel?

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