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Livre : Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1700 et la Révolution par Bernard Pitaud

Nouvelles 2021-02-23
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Éditions Salvator

Livre : Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1700 et la Révolution, tome 2, Éditions Salvator, Paris, 2020.

Prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice, le père Bernard Pitaud, ancien supérieur de séminaire, écrit le tome 2 à la suite du premier livre, Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens de 1675 à 1700.

Depuis la disparition de son fondateur Jean-Jacques Olier (1608-1657), la Compagnie continue de se développer à travers la création de séminaires. En ces temps de guerres nombreuses, longues et coûteuses, Louis XIV (1638-1715) contribue à plonger la France dans une crise économique et financière. À partir de 1700, ce pays se trouve au cœur d'une période tourmentée, aussi bien dans la société que dans l'Église.

En Nouvelle-France, les Sulpiciens sont une vingtaine, avec M. Dollier de Casson (1636-1701) comme supérieur. L’auteur met en évidence deux périodes. Grâce à la correspondance de M. Leschassier avec les Sulpiciens du Canada, on découvre que de 1700 à 1709, la Compagnie éprouve des difficultés. Ensuite, avec la prise de pouvoir de l’armée anglaise (Traité de Paris en 1763) et l’abandon de la colonie par la France, cela oblige les responsables de Saint-Sulpice à prendre une décision majeure en ces temps nouveaux.

Cet ouvrage facilite la compréhension de la Compagnie de Saint-Sulpice dans l'historiographie religieuse du XVIIIe siècle, avec 25 pages dédiées au Canada. Alors que l’année 2020 marque le départ définitif des séminaristes du Grand Séminaire de Montréal, cette nouvelle page de l’histoire religieuse de Montréal réveille la nécessité de comprendre l’apport des sulpiciens dans le développement de Ville-Marie. On y apprend que Saint-Sulpice n’est pas une compagnie missionnaire, mais bien une société au service des Français afin de former des prêtres. À la fin de 1710, le premier sulpicien natif de Montréal est un diacre au nom de M. Le Febvre. Entre les sommes dépensées pour la construction du canal Lachine et la cession des biens adoptée en 1764 (29 avril), on comprend vite pourquoi la Révolution française sauvera la Compagnie.

Un livre instructif pour les passionnés d’histoire qui sera agrémenté, je l’espère, d’une série de tomes pour compléter jusqu’à nos jours.

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