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TÉMOIGNAGE

Soeur France

Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à leur offrande

Le 26 septembre dernier, je prononçais mes premiers vœux monastiques, aux côtés de ma communauté religieuse, et de mes parents qui, derrière moi et avec moi, prononçaient eux aussi leur OUI au Seigneur. Ce OUI que j’ai dit au Seigneur, c’est avant tout le oui de mes parents qui m’ont, depuis ma naissance et mon baptême, offerte au Seigneur, consacrée à Lui, et à la Vierge Marie. Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à leur offrande de leur vie, qu’ils ont renouvelée avec moi le jour de ma profession monastique. « Oui, je le veux. » Oui, « Seigneur Jésus, je veux renoncer à moi-même pour ne m’attacher qu’à toi. » Eux aussi ont chuchoté ces paroles à leur Seigneur, pendant que moi, j’étais au pied de l’autel du Seigneur à Lui dire : « Dans la sainte Église de Dieu, d’un cœur libre et plein de joie », oui, je le veux.

Mon cœur était libre et joyeux de se donner ainsi au Seigneur, au-delà des restrictions sanitaires ayant limitées l’accueil physique d’une assemblée. Enfin, je me donnais au Seigneur. Enfin, je lui disais oui, à Lui qui a été d’une patience, d’une fidélité et d’une miséricorde infinies envers moi. Il y a si longtemps qu’Il m’attendait, depuis mon enfance, depuis ce désir qu’Il avait déposé en moi, désir de vivre avec Lui et en Lui. Il a attendu ce jour, mon oui. Au moment de lire et prononcer la formule de profession, mon cœur et mon corps tout entier tremblait, devant la grandeur de ce don, qui me dépasse réellement moi-même. Mais j’étais prête. Mon cœur et tout mon être était appuyé sur le Christ, véritable roc et fondation en moi. Désormais, je sais que ma vie repose en Lui et que cette fondation est solide. Une telle certitude s’est emparée de moi. Je suis certaine du don de moi-même que je Lui ai fait et que je continuerai à Lui faire jour après jour.  Les tourments s’étant apaisés, la paix et la joie ont profondément pénétré en moi. Quelle grâce que cet appel! Quelle grâce que cette capacité et cette liberté à Lui répondre amour pour amour, car c’est une véritable grâce que de parvenir à Lui dire oui, à m’approcher de Lui, de son autel.

Depuis le jour de mon entrée en vie religieuse, il y a 3 ans, mon être s’unifie toujours de plus en plus. Lentement, patiemment, sûrement, fidèlement, solidement, véritablement. Le Seigneur se construit en moi une demeure, si j’ose demeurer en Lui. « Demeurez dans ma parole » (Jn 8,31). Il construit et unifie en moi les différents aspects de notre charisme, notamment celui d’être plantée au cœur des grandes villes de notre temps.

« Au cœur des villes, tu peux donc vivre au cœur de Dieu, car au cœur de Dieu demeure la ville.
Sois moniale et moine au cœur de la Ville-Dieu. »
(Livre de Vie de Jérusalem, § 128)

Moniale citadine, je le suis, je le vis, grâce à la ville, grâce au travail, grâce à la vie monastique

Le 27 juin dernier est paru, sur notre site internet, un témoignage que j’ai écrit en lien avec un travail que j’avais commencé dans un CHSLD, en plein cœur du confinement mondial. En voici un court extrait, qui explique comment le Seigneur a travaillé mon cœur et mon oui, pendant les 5 mois où j’ai eu cet emploi, et qui m’ont porté jusqu’au jour de ma profession temporaire.

« Moniale citadine, je le suis, je le vis, grâce à la ville, grâce au travail, grâce à la vie monastique. Tout est unifié : Amour, Prière, Travail, Silence, Accueil, Moniale, Chasteté, Pauvreté, Obéissance, Humilité, Au cœur des villes, Au cœur du monde, En Église, en Jérusalem, Joie ! Je fais partie de la Famille de Jérusalem, des Fraternités monastiques de Jérusalem. Ensemble, nous faisons Église. Ensemble, nous sommes Jérusalem et en route vers cette Ville Sainte. Mais d’ici là, sois moniale et moine au cœur de la Ville-Dieu. (§ 128) Sois moine d’abord, mais moine citadin. […] Travaille dans la ville, prie dans la ville, travaille et prie pour la ville. Pleure et chante avec la ville. (§ 132) »

Il était là, au fond de mon cœur

Le Seigneur est fidèle quand Il appelle. Il respecte notre liberté, comme il a respecté la mienne pendant toutes ces années pendant lesquelles je n’ai pas voulu écouter son appel. Mais Il était là, au fond de mon cœur, à m’appeler doucement et amoureusement vers Lui. Il en appelle tant d’autres à Le suivre. Et nous l’entendons, c’est certain, mais ayons l’audace d’ENFIN L’écouter, pour vivre la radicalité de l’Évangile, pour Le suivre à travers sa Passion, sa Mort, sa Résurrection, vers la Vie éternelle. C’est ce qu’Il offre à chacun de nous. La ville et notre monde a tant besoin de ce témoignage d’amour, d’obéissance au Père et à la Parole du Fils, dans la joie de l’Esprit Saint.

Montre-Lui toute ton audace,

À qui hésite encore à suivre le Christ, j’oserais dire ceci : montre-Lui toute ton audace, va vers Lui, plonge en Lui, ne te nourris que de Lui, demeure en Lui. Il t’attend là, exactement là, fidèlement, patiemment, amoureusement. « Demeurez en moi » (Jn 15,4).

Soeur France
prieure.montreal@fraternites-jerusalem.ca
514 524-1131

 

Fraternités monastiques de Jérusalem

Fondées par le père Pierre-Marie Delfieux, c'est le jour de la Toussaint 1975, à Paris, que sont nées les Fraternités Monastiques de Jérusalem. La vocation des Sœurs de Jérusalem, à la lumière de l'Évangile appelant tout croyant à la sainteté, est une vocation d'inspiration monastique, adaptée aux exigences des temps actuels si profondément marqués par le phénomène urbain.

Pour en apprendre plus : www.fraternites-jerusalem.ca

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